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La science du jeûne

Avez-vous entendu parler des potentiels du jeûne en termes de santé? Alors que beaucoup pensent que la pratique du jeûne est néfaste voire dangereuse, il semble que la science en arrive finalement à la conclusion qu’elle pourrait présenter une multitude de bénéfices.

Vous noterez que dans la mesure ou il s’agit de recherches récentes et souvent sur des modèles animaux, il s’agit là d’un article tout à fait neutre et en aucun cas de recommandations quant à savoir si vous devez vous mettre à jeûner ni comment le faire.

Si jeûner une journée ou trois jours ne présente aucun risque pour une personne en bonne santé, il y a tout de même des protocoles à respecter pour entrer dans le jeûne et en ressortir. Par ailleurs, toute condition médicale particulière requiert l’avis préliminaire de votre médecin.

Fallait que je le dise pour me dégager de toute responsabilité légale ahah… Par contre, et ça c’est plus pertinent, gardez quand même à l’esprit que le jeûne n’a rien d’une solution miracle. Il s’agit avant d’un outil parmi d’autres dans le cadre d’un mode de vie impliquant avant tout une alimentation saine et de l’exercice.

Science et jeûne
Le jeûne: qu’en dit la science?

Le jeûne ralentit le processus de vieillissement

Publiée en 2017 dans la revue Cell Metabolism, une étude menée à l’école de santé publique de Harvard met en lumière les mécanismes responsables du déclin de la capacité des cellules à produire de l’énergie, déclin qui mène ultimement aux maladies de la vieillesse.

L’énergie est produite au niveau cellulaire par des organites appelées mitochondries. Ces mitochondries forment des réseaux qui changent de forme et de densité selon la demande énergétique. Cette plasticité diminue cependant avec l’âge, sans que l’on sache réellement pourquoi.

Utilisant des vers nématodes comme modèle, les chercheurs ont été capables que des périodes de jeûne intermittent (8-10 heures) permettait d’augmenter la plasticité des réseaux de mitochondries, et par là-même d’augmenter la longévité.

“On savait depuis un moment que les restrictions alimentaires et le jeûne intermittent amélioraient le vieillissement cellulaire. Comprendre enfin comment cela fonctionne est une étape cruciale en vue de la mise en pratique à un niveau thérapeutique”, dit Heather Weir, auteur de l’étude.

Le jeûne intermittent permet de ralentir le vieillissement cellulaire.

Un jeûne de 3 jours renouvelle le système immunitaire

Cette étude menée par le Prof. Valter Longo à l’Université de Californie et publiée dans la revue Cell Stem Cell, montre quant à elle que chez les souris, un jeûne de trois jours seulement booste le système immunitaire en permettant sa complète régénération. Les résultats de cette étude ont été confirmés chez l’humain dans la phase 1 des essais cliniques.
Les chercheurs sont les premiers surpris:

“Il était impossible d’imaginer qu’un jeûne prolongé aurait un si remarquable effet sur la régénération du système immunitaire à partir des cellules-souches”, dit le professeur Longo. “Il semble en fait que quand vous jeûnez, le système essaye de sauver de l’énergie et qu’il va donc recycler beaucoup des cellules immunitaires qui ne sont pas nécessaire, spécialement celles qui sont endommagées. Puis, quand vous mangez à nouveau, de nouvelles cellules sont produites”.

Les résultats de cette étude suggèrent même que le jeûne pourrait être une aide pour alléger les effets négatifs des chimiothérapies, dont l’impact sur le système immunitaire est particulièrement lourd.

Un jeûne de trois jours renouvelle votre système immunitaire.

Le jeûne pourrait aider dans le cadre du cancer

Une autre étude du professeur Longo, dans la revue Science Translational Medicine, montre, toujours chez la souris, que le jeûne ralentit la croissance tumorale et la dispersion des métastases dans cinq types de cancer sur huit! Comme le dit le professeur Longo :

“Combiner des périodes de jeûne en plus de la chimiothérapie est plus voire beaucoup plus efficace que la chimiothérapie seule.”

L’étude conclut que:

“des cycles de jeûne répété pourrait potentiellement remplacer ou augmenter l’efficacité de certaines chimiothérapies dans le traitement de cancers variés.”

Le jeûne permet de ralentir la croissance des cellules tumorales.

Le jeûne et le diabète

Le docteur Jason Fung est un de ces scientifiques et médecins qui promeut les bénéfices du jeûne. Spécialiste des reins, il a obtenu ses diplômes entre les universités de Toronto et de Californie. Il pratique aujourd’hui à l’hôpital général de Scarborough, au Canada.Il est de ceux qui pensent que le jeûne bénéficie aux gens malades du diabètes de type II.

Son point de vue est supporté par une étude publiée en 2017 dans la revue Cell par l’équipe du professeur Longo. Cette étude montre que des réductions caloriques induisent la régénération de cellules pancréatiques, permettant ainsi de contrôler le taux de glycémie et de diminuer les symptômes du diabète

“En mettant les souris ou des cellules humaines en conditions in vitro dans cette situation extrême de façon temporaire, on enclenche une sorte de processus de reprogrammation développementale des cellules du pancréas”, explique le professeur Longo.

Le jeûne ralentit la dégénérescence des cellules nerveuses et améliore les capacités cognitives.

Le jeûne et les maladies neurodégénératives

Mark Mattson est professeur de neuroscience à l’université John Hopkins, directeur du laboratoire de recherche sur le vieillissement et chercheur de pointe dans les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent les maladies neurodégénérative de type Alzeihmer et Parkinson.

Il explique dans une conférence TEDx:

Le jeûne intermittent, comme l’activité physique, est un challenge pour votre cerveau. Et quand votre cerveau est mis dans cette situation, des circuits neuronaux habituellement dormants sont activés. Et le niveau des facteurs neurotrophiques, responsable de la croissance des neurones et de la formation de nouvelles synapses, augmente.”

C’est ainsi qu’il a été montré que le jeûne stimule par exemple la production de nouvelles cellules nerveuses dans l’hippocampe. Le jeûne augmente également le nombre de mitochondries dans les cellules nerveuses. Ce faisant, la capacité des neurones à former et à maintenir des nouvelles connexions augmente, ce qui améliore les capacités cognitives (apprentissage et mémoire).

Si vous désirez en savoir plus sur le jeûne en général, je vous recommande de lire Le pouvoir du jeûne. Vous pourrez ensuite passer à la pratique avec le livre Le guide complet du jeûne, écrit par le Docteur Jason Fung que j’ai déjà mentionné plus haut.

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